La face Nord du Grand Vignemale
C’est une paroi calcaire qui est magnifique par son ampleur : 900m de dénivelé. De loin elle paraît lisse et abrupte. En fait, elle dévoile ses secrets lorsqu’on
s’en rapproche. Pourvue de vires, d’éperons, d’arêtes, la paroi est plus accueillante.
C’est Henri Barrio avec Belloc qui en firent la première ascension en 1933. Il semble qu’ils n’aient pas utilisé de pitons et les passages difficiles ont été franchis prafois pieds nus. Aujourd’hui, heureusement pour la sécurité, la paroi est pourvue de points fixes, les pitons ayant été plantés par de nombreux grimpeurs, notamment Etienne Florence.
Pour réaliser cette voie, la forme physique est de rigueur. Le niveau technique n’excède pas le 4° degré mais la voie est longue. Dans le haut de la face une zone de schistes rouges paraît plus délitée, mais en restant sur la voie le rocher reste plaisant. Au sommet, c’est l’émotion assurée et partagée à laquelle on ne s’attend pas forcément. C’est lié au fait d’avoir réussi une grande voie. On admire le paysage, on se relâche, c’est plat. C’est le bonheur secrètement apprécié par chacun.


