Pour descendre dans la poudreuse loin de la foule et faire sa trace dans la neige restée vierge, le haut des stations de sport d’hiver est un point de départ idéal. Ces lieux, pour les fréquenter, nécessitent bien sûr une connaissance des risques mais comme il est plus compliqué et plus long de bien conseiller, les dirigeants des stations choisissent plutôt d’interdire. Je préfère pour ma part faire bénéficier de ma compétence et de mon expérience de terrain ceux qui veulent sortir des rails, et leur donner une information sincère sur les conditions. La clientèle hors-pistes est inintéressante sur le plan commercial pour les dirigeants des stations de sport d’hiver. Du coup, tous les aléas sont de la faute du hors-pistes, et cette mauvaise presse place aujourd’hui cette pratique un peu comme un délit en soi, à croire que seules les pistes ouvertes et balisées seraient sans danger. Beaucoup adhèrent donc à un confort de travail car il est plus facile de gérer une clientèle docile et pépère que d’informer et d’initier des amateurs qui vont partir ailleurs. De ce fait, il n’est pas rare de voir une signalétique qui ne correspond pas aux réalités de terrain. Enfin sur le motif de la sécurité des skieurs, la météo qui n’est pas une science exacte en repasse une couche et relate très souvent les mauvaises conditions, mais jamais les bonnes.
Alors on en fait quand du ski hors-pistes ? Et que dire au client quand je juge que les conditions sont bonnes mais que le drapeau à damier flotte sur la station parce que les instances dirigeantes ne veulent pas prendre le risque de l’indiquer ?
Du haut de la station du Lys, un passage précis et sans danger permet d’accéder sur le vallon du col d’Ilhéou, bien visible des crêtes du Lys. La descente aboutit plus bas sous
En 1774, ce sommet est déjà visité pour l’étude de la pression atmosphérique, et en 1873, le général de Nansouty ami du Comte Henry Russell y construit une petite station météo. Par la suite, des aménagements plus
Au début du siècle dernier, c’est dans les prés au lieu dit Costabère que les cauterésiens faisaient du ski. C’était déjà du hors-pistes, et les remontées mécaniques, c’était